7 août 2026

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Japon et Cameroun : 646 millions de dollars injectés en deux décennies de partenariat

Partenariat Japon-Cameroun : infrastructures et développement

Un engagement financier majeur depuis 2006

Le Japon met en avant un apport de plus de 646 millions de dollars au Cameroun depuis l’arrivée de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) dans le pays en 2006. Cette annonce a été faite lors d’une rencontre officielle à Yaoundé entre le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et le vice-président de la JICA, Ando Naoki. Cet événement marquait les vingt ans de présence de la JICA et du Programme des volontaires japonais pour la coopération à l’étranger (JOCV) au Cameroun.

Des outils variés pour un développement durable

Les 646 millions de dollars ne se résument pas à des prêts classiques. La coopération japonaise combine plusieurs formes d’aides publiques au développement (APD). Une partie des fonds est allouée sous forme de dons, dédiés à la construction d’infrastructures sociales comme des écoles, des centres de santé et des équipements publics. D’autres financements prennent la forme de prêts concessionnels, avec des taux d’intérêt réduits, des échéances prolongées et des délais de grâce avantageux.

Les secteurs prioritaires de ce partenariat incluent les infrastructures de transport et l’énergie. À cela s’ajoute la coopération technique, qui se traduit par l’envoi d’experts japonais, des programmes de formation, des transferts de technologies et le déploiement de volontaires sur le terrain.

Des réalisations concrètes au Cameroun

Les actions menées par la JICA ont permis des avancées significatives. Les dons ont permis la construction de plus de 120 établissements scolaires et de 1 500 salles de classe. Les prêts concessionnels ont financé des projets structurants, comme la route Mintom-Lele, réalisée en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD). Cet axe routier renforce le corridor reliant Yaoundé à Brazzaville. Par ailleurs, la coopération technique a permis de former près de 36 000 riziculteurs pour améliorer la sécurité alimentaire, d’accompagner environ 1 500 entreprises via la méthode japonaise Kaizen, et de renforcer les compétences de milliers de Camerounais dans divers domaines.

Une coopération en constante évolution

Au-delà du bilan des vingt dernières années, les discussions ont porté sur l’avenir du partenariat. Les échanges ont confirmé l’intérêt de renforcer la collaboration dans des secteurs clés comme l’agriculture, la pêche, l’éducation, les infrastructures, l’environnement, le développement des ressources humaines et la compétitivité des entreprises. Ces priorités s’alignent parfaitement avec les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Dès fin mai 2026, un nouveau projet a été lancé : un programme de coopération technique axé sur la restauration des paysages de savane et de forêt grâce à l’agroforesterie. Cette initiative illustre l’élargissement des actions japonaises vers des enjeux climatiques et de gestion durable des ressources naturelles, tout en consolidant son soutien aux infrastructures et au renforcement des capacités, piliers de son intervention au Cameroun depuis vingt ans.

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