Grands gagnants de la finale nationale du concours génies en herbe ohada au Togo
Génies en Herbe OHADA : trois étudiants togolais s’illustrent lors de la finale nationale
Une compétition exigeante autour du droit fiscal et de l’intégration africaine
L’Auditorium de l’Université de Lomé a vibré le samedi 30 mai 2026 sous les applaudissements d’un public attentif. À 14 heures précises, la grande finale nationale du Concours International Génies en Herbe OHADA (CIGHO), 17e édition, a lancé ses épreuves devant une assemblée composée d’étudiants, de magistrats et de partenaires institutionnels.
L’événement, coorganisé par la Coordination Nationale du CIGHO Togo et l’Association Internationale des Étudiants Juristes (AIEJ-Togo), a débuté par les allocutions de personnalités marquantes. Me Pirénam BlanDe, ancien président de l’AIEJ-Togo, a ouvert la cérémonie avant que le Coordonnateur national, M. Messifa Komlan Konali — magistrat et lauréat du CIGHO 2012 — ne prenne la parole pour présenter les enjeux de cette édition.
Parmi les intervenants, Saturnin Sassou A. Agblo-Noamessi, représentant de l’Office Togolais des Recettes (OTR), partenaire clé de l’événement, a souligné l’importance de la formation juridique dans la modernisation fiscale. Le Project Manager de l’édition, Me Têko Seyram Godwin AmenYinu — docteur en Droit Privé et avocat — a ensuite détaillé le programme avant de lancer les épreuves.
Des épreuves variées pour tester l’excellence juridique
Dix finalistes, issus de l’Université de Lomé, de l’Université de Kara et de l’Institut Supérieur de Droit et d’Interprétariat, ont été soumis à un parcours exigeant. Les épreuves comprenaient un Questionnaire à Choix Multiple, des Questions d’Intégration Africaine, le jeu du Qui suis-je ? et une plaidoirie de dix minutes.
Le thème de la plaidoirie, « Le Droit fiscal peut-il être intégré au champ de compétence matérielle de l’OHADA ? », a mis en lumière les défis de l’harmonisation juridique en Afrique. Une performance oratoire suivie avec passion par le public, ponctuée par une intervention artistique de la slameuse Mercy, avant la délibération du jury.
Un jury d’experts pour évaluer les talents
Cinq personnalités reconnues dans le domaine juridique ont composé le jury de cette finale. Sous la présidence du Pr Edem Avegnon — agrégé de Droit Privé et expert fiscaliste — les évaluateurs ont noté avec rigueur les prestations des candidats. Parmi eux, Dr Godwin Disseyi Palouki, inspecteur des impôts et lauréat du CIGHO 2018, ainsi que Mme Rahile Mijiyawa, conseillère technique et ancienne meilleure plaideuse du concours.
Les résultats ont récompensé les trois meilleurs talents :
- 1re place : Mlle Atsoupi Ama Neglo, licenciée en Droit public à l’Université de Kara ;
- 2e place : M. Francis Koffi Fia, étudiant en Licence Droit Privé à l’Université de Lomé ;
- 3e place : M. Edoé F. Ulrich Mensah-Gafan Akovi, masterant en Droit du numérique et protection des données à l’ISDI.
Ces lauréats, désormais ambassadeurs du Togo à l’international, bénéficieront d’un accompagnement par une équipe de coaches composée d’anciens vainqueurs du CIGHO : MM. Koamivi Agbah, Obed Adjévi Neglokpe et Bilal Baba Daro.
Une soirée de clôture marquée par les remerciements
Après la remise des prix, les partenaires ont été salués pour leur soutien décisif. L’Office Togolais des Recettes a contribué financièrement, tandis que l’Université de Lomé a mis à disposition ses infrastructures. L’Association pour l’Unification du Droit en Afrique (UNIDA) a offert des ouvrages juridiques aux participants, et plusieurs cabinets d’avocats togolais ont apporté leur appui financier.
Les remerciements se sont également adressés à la présidente de l’AIEJ-Togo, Mme Marie-Claire Egnonam Avla, ainsi qu’aux représentants du Club OHADA de l’Université de Kara, Alika AYeba et Assiki Gnassingbé, pour leur engagement dans l’organisation des présélections.
Les lauréats togolais partiront désormais à la conquête de la phase internationale, prévue du 12 au 19 septembre 2026 dans la capitale du pays.