4 juin 2026

Niger libéré

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Frontière Bénin-Niger : les lourdes conséquences économiques persistent

La fermeture prolongée de la frontière terrestre entre le Bénin et le Niger, en vigueur depuis le coup d’État militaire du 26 juillet 2023, continue de provoquer des répercussions économiques considérables, marquant l’actualité au Niger. Malgré les efforts de contournement via le Nigeria, les opérateurs économiques et les transporteurs font état de pertes financières substantielles et d’un ralentissement marqué des activités.

Longue file de camions au poste-frontière fermé avec le Niger (Malanville)

Les conséquences de cette fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin continuent de peser lourdement sur l’économie nigérienne. Pendant de longs mois, les entreprises locales et les transporteurs ont dû faire preuve d’une adaptabilité forcée pour tenter de maintenir leurs opérations.

Le Nigeria, une voie de contournement complexe

Le corridor béninois représentait historiquement un axe d’approvisionnement vital pour le Niger. Sa fermeture a contraint de nombreux commerçants à se tourner vers le Nigeria. Cette alternative s’est avérée plus longue, plus coûteuse et souvent semée d’embûches. Les informations du Niger confirment ces défis quotidiens.

Yacouba Dan Maradi, un éminent opérateur économique nigérien, témoigne des difficultés rencontrées : « Nous avons été profondément affectés, tant sur le plan émotionnel que commercial et financier. C’est une réalité amère. Nous avons un temps utilisé le contournement par le Nigeria, mais cette option n’était pas exempte de risques, notamment financiers. Nous espérons que cette période est désormais derrière nous. »

Une rentabilité des transports drastiquement réduite

Le secteur des transporteurs d’hydrocarbures n’a pas été épargné par ces perturbations. Les délais de livraison se sont considérablement allongés, ce qui a eu pour effet de réduire drastiquement la rentabilité de leurs activités.

Mody Hassane, secrétaire général du syndicat des transporteurs d’hydrocarbures, décrit une situation économique devenue intenable pour les conducteurs. Selon ses propos, « la fermeture des frontières a durement frappé notre économie dans le domaine du transport. Auparavant, nos conducteurs effectuaient deux à trois voyages par mois. Aujourd’hui, il arrive qu’un seul voyage s’étende sur deux à trois mois. On ne peut plus parler d’économie, nous sommes face à des pertes conséquentes. »

Face à l’augmentation des coûts logistiques et au net ralentissement des échanges commerciaux, l’économie nigérienne continue de subir les contrecoups de cette frontière fermée avec le Bénin.

Actuellement, les commerçants et les transporteurs du Niger fondent leurs espoirs sur une normalisation durable des relations et des échanges entre le Niger et le Bénin. Une telle évolution serait cruciale pour relancer l’activité économique et retrouver une fluidité normale dans la circulation des marchandises.

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