3 juillet 2026

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Est de la RDC : la MONUSCO réaffirme son engagement pour le monitoring du cessez-le-feu

Dans un contexte où les affrontements persistent entre les forces gouvernementales et la rébellion de l’AFC/M23, cette dernière étant soutenue par le Rwanda et occupant de vastes zones des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) a une fois de plus affirmé sa pleine disponibilité à soutenir la mise en œuvre des divers processus de paix en cours. Ces initiatives comprennent l’Accord de Washington et le processus de Doha, appuyé par l’Union africaine, tous visant à restaurer la paix et la stabilité durable dans l’Est de la RDC.

James Swan, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la MONUSCO, a réitéré cet engagement le jeudi 2 juillet. Sa déclaration a suivi une rencontre cruciale à l’hôtel de la Défense avec le vice-premier ministre et ministre de la Défense nationale et des anciens Combattants, Guy Kabombo. M. Swan a souligné que la MONUSCO avait significativement renforcé les capacités opérationnelles et logistiques du Mécanisme Conjoint de Vérification Renforcé (MCVR+), une action clé pour appuyer les efforts régionaux en faveur de la paix dans l’Est de la RDC.

« Depuis décembre 2025, conformément à la résolution 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, un nouveau mandat nous a été confié, axé sur le soutien au mécanisme de monitoring et de vérification du cessez-le-feu. Nous avons discuté des actions que nous menons pour concrétiser ce mandat, ainsi que des modalités de collaboration envisagées avec le ministère de la Défense nationale et des anciens Combattants pour atteindre les objectifs fixés par la MONUSCO », a expliqué le chef de la mission onusienne après cet entretien.

Alors que de nombreux partenaires de la RDC, notamment lors de la récente réunion d’évaluation de l’Accord de Washington à Londres et au Conseil de sécurité des Nations unies, appellent au déploiement urgent de la première mission de vérification du cessez-le-feu dans l’Est du pays, le chef de la MONUSCO a assuré que son institution était prête à assumer cette tâche. Il a précisé que la MONUSCO attendait uniquement la désignation officielle des sites où ces opérations de vérification seraient menées.

« La MONUSCO a déjà activement contribué à la mise en œuvre du Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus (MCVE+). Conformément à notre mandat, nous avons la responsabilité de fournir un soutien logistique et un encadrement sécuritaire aux activités du MCVE+. Suite à des requêtes additionnelles, nous avons fourni un appui logistique supplémentaire et sommes désormais prêts à planifier et appuyer les missions sur les sites désignés pour le monitoring du cessez-le-feu. Nous sommes prêts dès que le mécanisme aura identifié les sites à visiter », a affirmé James Swan.

En outre, le chef de la MONUSCO et le vice-Premier ministre de la Défense nationale ont également examiné les autres aspects du mandat de la mission onusienne. James Swan a souligné l’importance de renforcer la coopération entre la MONUSCO, le ministère de la Défense nationale et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

« La MONUSCO entretient une collaboration étroite avec le ministère de la Défense nationale et des anciens combattants, ainsi qu’avec les autorités de la RDC. Étant donné que la MONUSCO compte toujours plus de 8 000 militaires et travaille en partenariat étroit avec les FARDC, en particulier dans le Grand Nord et en Ituri, il était essentiel de partager avec le ministre nos activités et de rappeler nos mandats principaux : la protection des civils, les efforts de désarmement, démobilisation et réintégration des groupes armés, et notre appui à la réforme du secteur de la sécurité », a détaillé James Swan.

Cette rencontre entre les deux hautes personnalités intervient après les interpellations des États-Unis et d’autres partenaires de la RDC, quelques jours après la réunion de Londres. Cette dernière s’inscrivait dans le cadre de la sixième session du Comité Mixte de Surveillance (CMS), dédiée au suivi de la mise en œuvre de l’Accord de Washington, un accord vital pour la restauration de la paix et de la sécurité dans la région des Grands Lacs, et plus spécifiquement dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

À l’issue des discussions, Kinshasa et Kigali ont réitéré une série d’engagements visant à accélérer l’application des dispositions convenues entre les deux nations. Selon le communiqué final émis, les deux parties se sont notamment engagées à « demander l’ajustement du mandat de l’EJVM+ (Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus) afin d’y inclure la vérification des engagements pris dans le cadre des Accords de Washington ».

La RDC et le Rwanda ont également convenu « d’appuyer le déploiement rapide de l’EJVM+ pour entreprendre sa première mission de vérification », tout en « exhortant tous les acteurs sur le terrain à soutenir cette initiative ».

Les deux pays ont, par ailleurs, promis de « créer des conditions politiques et sécuritaires propices aux processus de vérification conjointe », une condition jugée indispensable à l’efficacité des mécanismes prévus dans le cadre du processus de paix.

Conformément à la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, la MONUSCO est habilitée à soutenir la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent. Ce soutien se manifeste notamment par un appui technique et logistique fourni à la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) par le biais du Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus (EJVM+).

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