1 juillet 2026

Niger libéré

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Enjeux de la vice-présidence au Cameroun : pourquoi la stabilité repose sur Paul Biya

L’intervention récente du ministre des Finances concernant la restructuration de la Sonara a relancé les débats sur les équilibres politiques au sommet de l’État.

Cette prise de parole publique intervient dans un climat marqué par une intensification des manœuvres autour de la succession présidentielle. Franck Biya se retrouve au centre d’une stratégie de déstabilisation médiatique visant à l’écarter de la course. Des rumeurs persistantes tentent de faire croire à un désaveu de sa candidature par les élites du Sud ou par la jeunesse Bulu, mais la réalité semble tout autre : son profil inquiète sérieusement les autres prétendants au poste de vice-président.

Au cœur du palais d’Etoudi, les tensions sont palpables. Avant son récent séjour en Suisse, le chef de l’État aurait été sollicité par différents clans du régime, notamment via des propositions de restructuration gouvernementale émanant de l’entourage de la présidence. Paul Biya a choisi de ne pas donner suite à ces pressions, préférant maintenir son propre agenda et privilégier des séances de travail directes avec Franck Biya lors de son déplacement à Genève, contournant ainsi les circuits habituels de décision.

Guerre de l’ombre et accusations de trafic d’or

La bataille pour le pouvoir se déplace désormais sur le terrain judiciaire et des révélations fracassantes. Des tentatives visent actuellement à lier le nom de Franck Biya à des réseaux de commerce d’or. Ces manœuvres illustrent l’affrontement final entre les différentes factions de l’appareil sécuritaire et administratif. Les enquêtes menées par le Tribunal Criminel Spécial (TCS) sur les pillages de ressources précieuses, ainsi que les rebondissements de l’affaire Martinez Zogo, apparaissent comme des instruments de sélection naturelle qui pourraient disqualifier plusieurs figures historiques du régime.

Plus l’annonce d’un remaniement ou de la création d’une vice-présidence se fait attendre, plus les scandales éclatent, révélant les ambitions dévorantes de certains cadres. Cette situation impose une vigilance accrue quant à la protection du président de la République.

Une sécurité présidentielle sous haute surveillance

Face aux risques de déstabilisation interne, le dispositif sécuritaire a été considérablement renforcé. Le Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), unité d’élite dévouée à la souveraineté nationale, occupe désormais une place centrale dans la protection du chef de l’État. Parallèlement, le commandement de la Garde Présidentielle a pris ses quartiers directement au sein du palais, signe d’une méfiance grandissante envers certains réseaux d’affaires influents.

L’intérêt de la communauté internationale, et particulièrement des États-Unis, pour la stabilité du Cameroun est manifeste. Des responsables de haut niveau des renseignements américains ont discrètement séjourné à Yaoundé pour échanger avec les services locaux sur les risques de transition désordonnée. Malgré les bruits de couloir, Paul Biya conserve la mainmise sur les dossiers stratégiques du pays. Dans ce contexte de lutte entre clans, sa présence demeure l’unique rempart capable d’assurer aux citoyens camerounais une alternance politique sereine et ordonnée.

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