Diouf dénonce la gestion opaque des fonds à la primature sous sonko
Un ancien Premier ministre sous le feu des révélations sur les finances publiques
Abdourahmane Diouf a récemment pris la parole pour éclairer un aspect méconnu de la gestion des fonds politiques et des crédits alloués à la Primature pendant le mandat d’Ousmane Sonko. Cette intervention survient dans un contexte politique particulièrement dynamique, marqué par le ralliement récent du leader de l’ex-Awalé au nouveau parti présidentiel, Kiiraay, né de la fusion de centaines de formations politiques.
Des enveloppes budgétaires insuffisantes selon les déclarations
Lors de son allocution, Abdourahmane Diouf a rappelé les chiffres officiels communiqués dès son arrivée à la tête de la Primature. « Ousmane Sonko disposait d’une enveloppe de 1,77 milliard de francs CFA par trimestre », a-t-il précisé. Il a ensuite révélé un détail révélateur : « Après avoir épuisé cette somme, il a sollicité une rallonge budgétaire supplémentaire. Cela prouve clairement que les fonds alloués n’étaient pas adaptés aux besoins réels ».
Cette annonce, faite quelques heures avant le limogeage d’Ousmane Sonko, avait déjà été portée à la connaissance des députés lors d’une séance plénière le 22 mai. Face à ces dérives potentielles, le responsable politique a appelé à une transparence totale dans l’utilisation de ces ressources publiques.
Vers une reddition de comptes publique et transparente
Pour mettre fin aux ambiguïtés, Abdourahmane Diouf a proposé la création d’une commission d’enquête parlementaire, ouverte à tous les médias audiovisuels. L’objectif ? Permettre aux citoyens de suivre en direct l’utilisation des fonds et de lever tout doute sur leur destination. « Toutes les télévisions et radios doivent être associées à ce processus démocratique », a-t-il insisté.
Une rupture avec l’opacité des pratiques antérieures
Comparant la gouvernance actuelle avec celle de son prédécesseur, le ministre a salué la transparence budgétaire instaurée par le président de la République. « Le chef de l’État a brisé un tabou en rendant publics les montants et l’usage des fonds politiques », a-t-il souligné. Une démarche qui contraste fortement avec les pratiques passées, souvent critiquées pour leur manque de clarté.
Abdourahmane Diouf a également rappelé que ces fonds, issus d’un budget voté par l’Assemblée nationale, sont désormais gérés avec une rigueur exemplaire. « Personne ne pourra désormais prétendre que cet argent a été détourné ou mal utilisé », a-t-il conclu, marquant ainsi un tournant dans la gestion des finances publiques au Sénégal.