Diomaye met en garde son ancien premier ministre : un tournant pour le Sénégal
Un avertissement sans équivoque lancé par le président Faye
« Fii, saa fitnë dootufi nanee ñeex » — c’est par ces mots que le président du Sénégal a marqué les esprits lors du lancement de son parti politique, KIIRAAY – Les Patriotes Républicains. Une phrase en wolof qui résume une ferme volonté de changement : ce qui était toléré jusqu’ici ne le sera plus.
Cette déclaration s’adresse ouvertement à son ancien premier ministre, figure centrale de l’opposition, dans un contexte où les tensions entre les deux hommes s’intensifient. Le chef de l’État, fondateur du nouveau mouvement politique, rappelle avec insistance que le Sénégal reste un pays attaché à la stabilité et à la paix, tout en affichant une fermeté inédite.
Des divergences politiques qui s’aggravent
Cette intervention intervient après des mois de conflit ouvert entre les deux dirigeants, marqué par des prises de parole divergentes devant la nation et une rupture définitive entre la coalition présidentielle et le Pastef, le parti d’Ousmane Sonko. Les relations entre les deux hommes, autrefois alliés, se sont fortement dégradées, notamment depuis la scission de la majorité et la création du mouvement KIIRAAY.
Le président a d’ailleurs profité de cette allocution pour réaffirmer son engagement en faveur d’un Sénégal unifié et apaisé, tout en signalant que les anciennes pratiques politiques ne seront plus de mise. Une posture qui reflète une volonté de rupture avec le passé et une affirmation de sa légitimité à diriger le pays.
Une dynamique politique en pleine mutation
Parallèlement à cette déclaration, Ousmane Sonko, toujours leader du Pastef, poursuit une stratégie d’expansion avec le lancement d’une campagne de recrutement de nouveaux membres. Une initiative qui s’inscrit dans un contexte de recomposition politique, où chaque camp cherche à consolider ses positions avant les prochaines échéances électorales.
Le nouveau parti du président, KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, se présente comme une alternative aux anciennes pratiques, promettant une gouvernance plus transparente et responsable. Ce lancement symbolique marque un tournant dans l’histoire politique récente du pays, où les alliances et les rivalités redéfinissent les équilibres du pouvoir.