Détresse des retraités gabonais : l’union des forces de sécurité saisie la justice
La Cour constitutionnelle gabonaise a reçu ce mercredi une délégation de l’Union des agents retraités des Forces de défense et de sécurité du Gabon. L’objectif ? Attirer l’attention de la Haute juridiction sur la situation alarmante des anciens militaires et policiers, dont les droits et prestations sociales restent largement ignorés.
Cette audience marque une étape décisive pour l’association, désormais reconnue par les autorités compétentes. Forte de cette légitimité, elle entend faire entendre la voix de ses membres, victimes d’une précarité grandissante après des années de service dévoué à la Nation.
Les anciens serviteurs de l’État dénoncent une injustice criante dans l’application des textes réglementaires. Selon eux, seuls les officiers généraux bénéficient des avantages prévus par les articles 94 et 104, tandis que les autres retraités se voient privés de leurs droits légitimes.
Une inégalité flagrante dans les pensions de retraite
Jean Edgard Moussavou, président de l’Union, exprime sans détour la frustration de ses collègues : « Nous avons engagé des démarches concernant les articles 94 et 104. Le premier prévoit une indemnité pour services rendus, le second garantit 80 % du dernier salaire de base. Pourtant, seuls les officiers généraux disposent d’un décret d’application. Pour les autres, les pensions sont calculées sur des bases bien trop faibles. »
La Cour constitutionnelle appelle à la rigueur juridique
Le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Aba’a Owono, a écouté avec attention les revendications portées par l’association. Tout en reconnaissant la légitimité de leurs préoccupations, il a insisté sur la nécessité de poursuivre leurs actions dans le cadre strict des institutions républicaines. Un rappel à l’ordre visant à éviter toute escalade non conforme aux procédures légales.