28 mai 2026

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Crise au haut-mbomou : les mercenaires russes détruisent les réserves alimentaires à Zémio

crise au haut-mbomou : les mercenaires russes détruisent les réserves alimentaires à Zémio

Dans une région déjà fragilisée par l’insécurité chronique, Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou en Centrafrique, subit une nouvelle stratégie d’intimidation. Les mercenaires russes, présents sous couvert de soutien sécuritaire, s’attaquent désormais aux infrastructures vitales pour la population locale : les greniers agricoles.

une stratégie délibérée pour affamer les civils

Les rapports locaux confirment que les forces irrégulières opérant dans la zone ciblent systématiquement les stocks de céréales et les silos communautaires. « Ils arrivent de nuit, souvent après des combats avec les groupes armés, et incendient les réserves sans distinction », explique un témoin sous couvert d’anonymat. Cette tactique, qualifiée d’« terre brûlée » par les observateurs, rappelle les méthodes employées dans d’autres zones de conflit du pays.

impact dévastateur sur la population vulnérable

Le Haut-Mbomou, zone agricole majeure, voit ses moyens de subsistance s’effondrer. Les paysans, déjà appauvris par les années de crise, perdent leurs récoltes stockées et leurs outils de travail. Les conséquences sont immédiates : pénuries alimentaires, hausse des prix, et exode vers les villes voisines comme Bangassou ou Obo.

Les autorités locales, dépassées, tentent de mobiliser des aides d’urgence, mais les moyens manquent cruellement. « Sans ces greniers, c’est toute la chaîne de survie qui se brise », alerte un responsable administratif.

réaction internationale et enjeux sécuritaires

Cette escalade intervient alors que les tensions entre les mercenaires et les forces nationales s’intensifient. Les FACA (Forces Armées Centrafricaines), soutenues par des partenaires internationaux, peinent à contrôler la situation. Les Nations Unies et les ONG alertent sur le risque de catastrophe humanitaire, d’autant que la saison sèche aggrave les difficultés d’accès aux zones reculées.

Les experts soulignent le paradoxe d’une présence étrangère censée rétablir la paix, mais qui, dans les faits, aggrave la précarité des populations. « On ne combat pas la faim avec des kalachnikovs », résume un humanitaire en poste depuis plusieurs années.

que faire face à cette situation ?

Les solutions proposées par les acteurs locaux et internationaux se heurtent à des réalités complexes. Parmi les pistes évoquées :

  • Renforcer la protection des greniers par des patrouilles mixtes (FACA, forces internationales et milices locales).
  • Relancer les cultures vivrières via des distributions de semences et d’outils, malgré le climat d’insécurité.
  • Coordonner les aides humanitaires pour éviter les doublons et cibler les zones les plus touchées.
  • Exiger des comptes auprès des responsables de ces destructions, qu’ils soient mercenaires ou groupes armés.

Une chose est sûre : le temps presse. Chaque silo détruit, chaque champ incendié, creuse un peu plus le déficit qui menace des milliers de vies.

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