Côte d’ivoire : les futurs experts du numérique débutent leur immersion professionnelle
Abidjan, juin 2026 – Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a officiellement lancé, ce 22 juin, les stages de validation pour la première promotion de la licence professionnelle en management de l’économie numérique au sein de l’École multinationale supérieure des postes (EMSP). Ce programme innovant vise à former les futurs décideurs capables d’accompagner la transformation digitale en Côte d’Ivoire et dans les autres pays africains partenaires de l’établissement.
Une expérience professionnelle obligatoire pour valider le diplôme
Ce stage de trois mois, intégré au cursus de la Licence 3 des Formations supérieures en management de l’économie numérique (FS MENUM), représente une étape clé pour les étudiants. Non seulement il leur permet d’acquérir une expérience concrète en entreprise, mais il renforce également leurs compétences techniques et leur adaptabilité. À l’issue de cette immersion, chaque apprenant devra présenter un rapport devant un jury pour valider son année.
Une première promotion de 100 stagiaires répartis dans 43 structures
Les 100 étudiants de cette promotion pionnière ont été placés dans des entreprises publiques, parapubliques et privées pour une durée de trois mois, du 22 juin au 22 septembre. Pour faciliter leur intégration, chacun a reçu une aide financière équivalente à trois mois de bourse, couvrant notamment les frais de transport et d’hébergement. Cette initiative s’inscrit dans une démarche d’accompagnement global pour soutenir leur insertion professionnelle.
Lors de la cérémonie de lancement, organisée à l’auditorium de la Tour Postel 2001, Djibril Ouattara a salué la singularité de cette promotion, qualifiée de « pionnière » et porteuse d’un engagement historique :
« Vous êtes les premiers à franchir cette étape cruciale. Votre parcours ne se limite pas à l’obtention d’un diplôme : vous incarnez l’avenir de la transformation numérique en Afrique de l’Ouest. Vous serez jugés non seulement sur vos compétences, mais aussi sur votre capacité à incarner l’excellence, l’intégrité et l’audace. Soyez à la hauteur de cette mission, car votre succès rejaillira sur l’ensemble des États membres de l’EMSP. »
Le ministre a également insisté sur les valeurs essentielles à cultiver : rigueur, discipline, curiosité et esprit d’initiative. « Ne vous contentez pas de suivre les tendances, innovez, proposez et osez. C’est ainsi que vous contribuerez activement à la souveraineté numérique de nos pays », a-t-il ajouté.
L’EMSP, une institution en pleine mutation pour répondre aux enjeux du numérique
Le directeur général de l’EMSP, Michel Touré, a rappelé le parcours de l’école, fondée en 1970 sous l’égide de l’Union postale universelle. Initialement axée sur la formation des cadres des administrations postales et des services financiers, l’institution a su évoluer pour s’adapter aux besoins des économies modernes. Aujourd’hui, elle forme des profils hybrides, capables de naviguer aussi bien dans les secteurs traditionnels que dans les métiers du numérique, de la logistique ou du marketing digital.
« Nous ne formons pas des ingénieurs ni des techniciens, mais des profils polyvalents, capables d’évoluer dans tous les écosystèmes. » Ces mots résument l’ambition de l’EMSP : créer une nouvelle génération de professionnels, capables de piloter la transition numérique dans leurs pays respectifs.
L’établissement, qui regroupe huit pays africains – le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo – incarne cette volonté de coopération régionale pour répondre aux défis technologiques de demain.
Une cérémonie marquée par la présence des autorités
La cérémonie de lancement des stages a réuni plusieurs figures clés, dont le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ainsi que l’ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire, S.E.M. Mohamed Abdallah, venu représenter les autres États membres. Leur présence a souligné l’importance stratégique de ce programme pour l’ensemble de la sous-région.