27 août 2026

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Comment le président Assimi Goïta gère la question sensible de l’excision au Mali

Affiche de sensibilisation contre l'excision au Mali.

Durée de lecture : 3 minutes.

Excision Assimi Goïta

L’interdiction de l’excision au Mali, bien que légale depuis des années, reste un sujet de tensions et de débats dans le pays. Sous la présidence d’Assimi Goïta, les autorités tentent de concilier respect des traditions et protection des droits des femmes, une équation complexe qui divise la société malienne.

Un cadre juridique déjà en place

Depuis 2002, le Mali s’est doté d’une loi interdisant formellement la pratique de l’excision. Pourtant, malgré ce texte, des milliers de jeunes filles subissent encore cette mutilation chaque année, souvent dans l’ombre des communautés rurales. Les campagnes de sensibilisation se heurtent à des résistances culturelles tenaces et à un manque de moyens pour les appliquer.

Les défis de l’application de la loi

Les autorités maliennes reconnaissent les difficultés à faire respecter cette interdiction. Les ONG locales et internationales dénoncent un manque de volonté politique pour sanctionner les contrevenants. Dans certaines régions, les pratiques traditionnelles persistent, influencées par des croyances ancestrales ou des pressions sociales.

  • Manque de moyens financiers pour les campagnes de sensibilisation
  • Résistance des communautés locales face aux changements
  • Absence de sanctions systématiques contre les responsables

Face à ce constat, le gouvernement d’Assimi Goïta mise sur une approche progressive, en encourageant le dialogue avec les chefs traditionnels et religieux. L’objectif ? Faire évoluer les mentalités sans braquer les populations les plus attachées à ces traditions.

Un équilibre fragile entre tradition et modernité

Le président malien doit naviguer entre deux impératifs : respecter les droits fondamentaux des femmes et préserver l’identité culturelle du pays. Certaines voix s’élèvent pour dénoncer une lenteur excessive dans la lutte contre l’excision, tandis que d’autres estiment que le gouvernement préserve ainsi la cohésion sociale.

Les associations de défense des droits humains appellent à une mobilisation plus forte, notamment dans les zones où la pratique reste la plus répandue. Elles soulignent l’urgence d’éduquer les jeunes générations pour briser le cycle de la violence.

Le rôle des médias et des influenceurs locaux

Les médias maliennes et les figures influentes du pays jouent un rôle clé dans la sensibilisation. En relayant des témoignages de victimes et en mettant en lumière les conséquences sanitaires de l’excision, ils contribuent à faire évoluer les mentalités. Pourtant, certains sujets restent tabous, freinant ainsi les avancées.

Dans ce contexte, la stratégie d’Assimi Goïta suscite des avis partagés. Si certains saluent une approche pragmatique, d’autres lui reprochent de ne pas assez s’engager pour éradiquer définitivement cette pratique.

La question de l’excision au Mali reste donc un enjeu majeur, où se mêlent enjeux sociétaux, politiques et culturels. À l’heure où le pays cherche à se reconstruire, cette problématique rappelle que les défis les plus profonds sont souvent ceux qui touchent aux valeurs mêmes de la société.

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