9 juin 2026

Niger libéré

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Anciens otages de Boko Haram rendus aux autorités nigérianes

Des centaines de victimes de Boko Haram enfin libres après des années de captivité

L’armée nigériane a concrétisé lundi une opération humanitaire majeure en transférant aux autorités locales plus de 400 femmes et enfants, tous précédemment séquestrés par le groupe terroriste Boko Haram dans l’État de Borno, situé au nord-est du pays.

Femmes et enfants libérés de Boko Haram en attente de transfert

Cette libération survient après des semaines de tensions dans la région des collines de Gwoza, un territoire historiquement sous l’emprise des combattants islamistes. Les victimes, principalement originaires du village de Ngoshe, ont été extraites lors d’opérations ciblées menées par les forces armées, grâce à des renseignements précis.

Un bilan humain lourd et des opérations militaires efficaces

Depuis 2009, la région du nord-est du Nigeria endure une crise sécuritaire sans précédent, marquée par des violences extrêmes perpétrées par Boko Haram, puis par l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Ces groupes ont causé des milliers de morts et déplacé des millions de personnes, plongeant des communautés entières dans une précarité alarmante.

Anciennes victimes de Boko Haram dans un camp de déplacés

Selon les dernières données, environ 360 personnes ont été libérées ce week-end lors d’une intervention des forces armées. Le gouverneur de l’État de Borno, Babagana Umara Zulum, a confirmé que 82 autres victimes avaient été secourues « il y a deux à trois semaines », portant le total à près de 434 personnes sauvées.

Des témoignages de gratitude et des questions sur les rançons

À leur arrivée dans le camp de déplacés de Pulka, les anciens otages ont exprimé leur soulagement. Hassana Buba, 43 ans, l’une des survivantes, a partagé son émotion : « Nous remercions Allah pour ce sauvetage. Nous sommes reconnaissants et célébrons cette libération. »

Les autorités nient officiellement toute pratique de rançon, bien que des observateurs évoquent des versements réguliers, tant de la part des familles que des institutions. Un rapport récent estime que 1,66 million de dollars ont été payés entre juillet 2024 et juin 2025 à divers groupes armés, y compris des factions jihadistes, des bandits et des séparatistes.

Échanges entre autorités locales et anciens captifs

Cette libération marque une étape importante dans la lutte contre les groupes armés au Nigeria, mais elle soulève aussi des interrogations sur les méthodes employées et les moyens de prévenir de futures prises d’otages.

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